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Moment de tendresse

On enchaine les séances, Vulkan change doucement dans son corps. Il est beaucoup plus mince, presque fit. Il est disponible, intéressé par le travail.

Il reste cependant asymétrique car je ne vais pas le remettre droit en quelques semaines seulement bien sûr. Mais on progresse gentiment.

Aujourd’hui, la séance était moyenne, parce que décousue. Ma faute : on était entre amies et comme d’habitude dans ces moments-là je perds le fil à un moment ou à un autre, bien trop volubile pour être pleinement avec mon cheval. C’est un mal à soigner, comme bien d’autres.

Néanmoins on a eu nos moments de douceur impromptus, puisque Vulkan s’est roulé et j’en ai profité pour lui  proposer de rester au sol avec moi. Habituellement il ne le fait pas, nos câlins se font pendant la sieste, mais cette fois c’était oui. Alors j’en ai profité et lui aussi… et ces photos me font du bien car elles reflètent toute sa douceur, notre intimité… bref c’est nous et quand je manquerai de temps pour vivre ces moments de « rien », il sera salvateur de plonger dans ces images… en attendant de reproduire ces instants.

Je trouve Vulkan superbe sur ces photos alors je les partage avec joie. Il est pommelé à souhait, signe de son bel état du moment.

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Un nouveau départ

Voilà des années que Vulkan développe des sarcoïdes. Un majeur depuis la naissance de ma première fille, d’autres survenus ensuite au départ précipité d’un copain de pré.

Ecouté, aimé, respecté, Vulkan n’a à priori pas de raison de développer ce genre de pathologie, associée en médecine chinoise à une attaque émotionnelle et plus particulièrement la tristesse.

J’ai fait intervenir Florence, une thérapeute pas comme les autres, qui utilise les fleurs de Bach entre autres choses et sait bien retransmettre les émotions des êtres qu’elle côtoie.

Le constat est sans appel : Vulkan sait qu’il est aimé, mais il a très mal vécu de ne plus être le centre de ma vie.
Il a fait un bouchon œsophagien le soir de mon premier rendez-vous avec celui qui est devenu mon mari par la suite… il a fait une couvade durant ma première grossesse et a commencé son premier sarcoïde peu après la naissance.

Florence me dit : « Il croyait être le roi du monde, mais il se retrouve roi sans royaume. Il est désœuvré, il lui manque une mission, un objectif à atteindre. »

Ca explique qu’il soit devenu partisan du moindre effort, qu’il ait perdu son impulsion…

Et ça cadre très bien avec ce qui nous est arrivé.
Quand il est arrivé dans ma vie j’avais des objectifs très clairs : débourrage à 4 ans, pieds nus, des longues-rênes avant le débourrage et aller aussi loin que je pourrai en dressage sans mors. Et grâce à ses proposition l’envie de danser simplement avec lui devenait une évidence.

J’ai tout rempli, le débourrage s’est passé comme je le voulais, les critères de départ sont respectés et il a pleinement participé à tout ça.

Mais ensuite il a eu pas mal de soucis physiques bouleversant mes objectifs. De travail en coopération avec la proposition comme mode de communication, je suis passée aux exigences pour son physique, pour qu’il se muscle (suite à des sciatiques et un accrochement de rotule très long et douloureux). J’ai changé de schéma de fonctionnement, j’ai imposé des choses et pour un but qui lui échappait totalement car il ne s’agissait plus de nous, de notre duo, mais bien de son corps.

C’est comme ça qu’on a alterné les coups de mou et quelques sursauts de fusion par moment, quand je lâchais-prise et profitais simplement du moment (comme pendant ma 2e grossesse où les moments ensemble étaient si précieux que je revenais dans mes propositions et ma gratitude de départ, obtenant ainsi tout de mon doux compagnon).

Vulkan a également vu Amélie l’ostéopathe, qui m’a dit la même chose : il a besoin d’un objectif ! Il se retient, il s’assoit sur son sacrum, ne s’aligne pas, ne se porte pas en avant parce qu’il ne sait pas où aller. Elle m’a demandé ce que j’avais en tête au départ pour lui et moi… Je lui parle de l’idée de pousser le dressage sans mors aussi loin que je pourrai… et de mon côté un peu perdu, désabusé de ces temps-ci : « Et le jour où on piaffera, ça aura changé quoi ?? Pourquoi est-ce un Graal ? »
Je lui parle de danser avec lui, que je rêve de garrocha, même si je ne suis pas sûre que mes poignets fragiles supporteront cet outil.

Et évidemment, il ressort que c’est moi qui nous ai perdus. Je ne voyais plus l’intérêt à pousser les choses, plus l’intérêt dans l’objectif à atteindre parce que tous ceux que je vois aller vers ces objectifs utilisent des moyens qui ne me satisfont pas. La manière n’est pas là. Alors… qu’à cela ne tienne, je passerai tout mon temps sur la manière. Et si un jour ça nous mène aussi loin que d’autres tant mieux, mais la manière avant tout.

Et pour l’objectif, il reste la danse, l’échange, la finesse.

Et nous allons tenter de concrétiser mes envies de TREC d’avant, qui n’ont jamais pu être mises en application par manque de moyens (transport notamment). Avec Nadège, on est parti pour des ateliers home made, direct à la pension. Ca donnera à Vulkan de quoi se divertir régulièrement et plein de petites missions gratifiantes, tout comme avant, comme je savais faire quand il était plus jeune.

Pour terminer sur une notre joyeuse : les fleurs de Bach (pour Vulkan comme pour moi) et le soin fait avec Florence sur place commencent à faire effet. Il m’a serrée très très fort contre lui ces derniers temps, dans un bel enthousiasme que je ne lui voyais plus. Je le sens plus heureux, plus serein.

Alors tout ceci peut prêter à sourire car avec Vulkan nous n’avons aucun problème apparent au niveau relationnel. Pas d’agressivité, pas de souci pour communiquer… mais quand on connait par cœur son compagnon, on perçoit ce qui est plus subtil… et dans le subtil, on avait du boulot  faire 🙂

Petite lib avec gros bidon

Une journée inespérée… tous les ingrédients étaient réunis pour un très, très bon moment avec Vulkan.
Un vrai bonheur 🙂

Il a été super généreux, on a joué sur les petites barres installées là et malgré ma gestuelle imprécise en raison de ma mobilité restreinte et de mon centre de gravité déplacé… il a joué le jeu ❤

Je passe le relai… :)

Voilà, depuis 2 semaines je ne peux plus du tout travailler Vulkan, puisque pour la santé de mon bébé je me dois de rester très très sage à la maison 95% du temps.

Des amies ont eu l’immense gentillesse de veiller tant sur Vulkan que sur Fakir jusqu’ici 🙂

Et puis au hasard de retrouvailles forumesques, il s’est trouvé que Nadège, que je connais depuis… fiou ! des années ^^ m’a gentiment proposé d’aller voir Vulkan. Et puis même qu’elle cherchait une demi-pension ^^ Donc on convient qu’elle vienne me chercher à la maison, on va à la pension (moi sur une chaise et elle au charbon lol) et elle voit si ça se passe bien entre elle et Chouchou, pour décider si elle le prend en demi-pension.

Alors voilà quelques photos pour illustrer 🙂

Ça s’est donc bien passé, j’ai trouvé mon petit bonhomme heureux, en recherche parfois le temps qu’ils se calent tous les deux mais tout dans la douceur et la bonne humeur.

Quel bonheur pour moi de le voir si semblable à ce qu’il est avec moi, si serein et spontané 🙂 Nadège est douce mais pas hésitante, elle a la sensibilité adéquate pour s’adapter aux petites particularités de l’éducation du bonhomme, bref c’est la DP idéale pour nous 🙂 En plus d’être une amie, bien sûr 😉

Je suis fière de lui, il a beau avoir peu de métier, il est fiable et disposé à montrer tout ce qu’il sait faire, à proposer une réponse s’il a un doute, à passer partout si son cavalier lui dit d’y aller… bref c’est un petit cheval qui va bien et qui est un chouette partenaire de travail.

J’essaie de rester objective, mais sincèrement pour moi il est parfait dans son comportement. Bien sûr, il a encore beaucoup à muscler, à tonifier dans son corps etc mais ça, c’est mon boulot, ça ne dépend pas de lui. Lui, Chouchou 1er, remplit ses contrats avec toute la bonne volonté qu’on peut espérer 🙂

Donc Nadège prend la DP sur Chouchou, et moi je peux poursuivre ma grossesse sereine, sachant qu’il va bouger, s’amuser, ressortir un peu en extérieur…

Et comme j’ai pu en profiter pour voir un peu le soleil et surtout sentir mon poiluuuu !!!! 😀 le nez dans son encolure, les doigts dans les crins… ahlala que c’est doux, que c’est bon !

(Fakir va très bien aussi, il a eu ses bisous et carottes, il a un œil super épanoui, tout roule 🙂 )

Petit moment cool :)

Pour commencer, Fakir s’est offert une petite toilette, quelques cavalcades en carrière et ensuite il a fait la rencontre de son nouveau pote de pré, Senzo, frison adorable que j’ai eu le plaisir de travailler avec sa propriétaire.

Ca s’est évidemment très bien passé, comme toujours avec Fakir 🙂

Puis petit moment en lib avec Chouchou … qui s’est vraiment appliqué sur des détails qui me sont chers.

A main droite, il commence à me donner des cercles grands, ronds, sans du tout s’appuyer sur moi;

A main gauche, il m’a donné des cercles au pas et au trot. Quelques moments où il cherche à aller tout droit, mais il se repositionne gentiment sur le cercle pour reprendre avec moi 🙂

Il a vraiment été sympa car il y avait beaucoup de mouvement à la pension : les chevaux visibles de la carrière ne sont plus les mêmes, Fakir n’est plus visible puisqu’il a changé de parcelle et il l’a cherché. En plus Sisco, son nouveau pote de pré, est parti en balade sur le chemin qu’on voit de la carrière et les juments du pré plus haut galopaient comme des dingues en raison des changements justement. Il a donc fait un véritable effort pour rester avec moi et ça fait plaisir 🙂

On se retrouve… liberté ! et longues rênes

 

Aujourd’hui comme tous les jours en ce moment, j’ai pris tout mon temps.
Vulkan déjà au pré m’a montré un aperçu de son état d’esprit : Aventure, sa jument, est partie précipitamment vers le haut du pré pour aller voir je ne sais quoi. Vulkan partait pour la suivre, j’ai juste dit « héhé! » n’ayant pas envie de remonter toute la pâture avec mon gros bidon… et il m’a de suite attendue, pour venir avec moi jusqu’à la cloture. Bon, déjà, il est disponible 🙂

Ensuite pansage, étirements désormais habituels et pour une fois, je tresse mon bonhomme.

On part en carrière et je prévois de le laisser faire sa vie en carrière pour débuter, mais en fait il est scotché à moi… donc on part sur des déplacements d’épaules et déplacements latéraux… puis il se met en cercle autour de moi. Alors petit à petit j’en demande davantage et je constate qu’il est parfaitement avec moi. Fiou, ça fait bien longtemps qu’il n’a pas donné autant en liberté… ce qui me prouve qu’il va nettement mieux dans son corps 🙂

Ensuite j’ai mis les longues rênes pour un peu de travail sur les changements de direction, voir ce qu’il me donne… changements d’incurvation etc.
Les transitions sont toutes chouettes… globalement je suis très fière de mon bonhomme sur cette séance et j’ai vraiment senti qu’on bossait ensemble 🙂

Au final, il a plutôt très bien travaillé, et quand je l’ai laissé s’étirer en fin de séance, il m’a proposé un petit jog très équilibré, dans lequel il s’est étiré tout seul… alors j’ai proposé la contre-incurvation comme ça et c’était pas mal du tout ! Totalement improvisé mais pourquoi pas 🙂