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Programme rééducation (2)

Anne la kiné est repassée nous voir 🙂

article sur la première fois : https://journalvulkanesque.wordpress.com/2013/10/29/programme-reeducation/

Le petit bilan qui fait plaisir, c’est qu’elle valide mon ressenti : Vulkan a progressé, se tient mieux quand il se concentre. J’ai même presque eu droit à une image de bonne élève lol

  • Elle a ajouté une difficulté à l’exercice « marcher droit », puisque maintenant on doit le faire tête basse… ce qui n’est pas simple du tout, Vulkan a tendance à s’écrouler sur l’avant-main et donc peser sur la main pour avancer. Mais il a rapidement fait l’effort de réussir deux pas corrects, donc ce n’est qu’une histoire de temps et de rigueur, mais la progression va se faire 🙂
  • Ensuite, on passe à cheval. Bon, Anne a pu voir que nous ne travaillions pas dans les meilleures conditions pour la concentration, très loin de là : les chevaux sortis au paddock, pendant qu’on bosse, les poulains shets qui font les fous à côté de la carrière, les vaches qui se lâchent après avoir été parquées pour que leur stabulation soit nettoyée, … et la carrière qui n’est qu’un ovale gondolé.

Mais on fait avec ce qu’on a !

  • Au pas, Anne corrige ma cambrure, qui gène la propagation de l’énergie le long de la ligne du dessus. Elle me l’avait déjà dit car m’avait vue à cheval lors d’un colloque sur la légèreté, mais tant que ce n’est pas corrigé en direct à cheval, c’est dur d’y penser. Donc là j’ai pu vraiment m’y attarder quelques minutes et je vais m’efforcer de corriger tout ça (tout en continuant les mes exercices de gainage qui vont aussi dans ce sens).
  • Ensuite, on fait un exercice tout simple mais qui demande de l’autonomie de la part de Vulkan et qui va renforcer sa confiance en ses postérieurs. Je fais plus ou moins la morte à cheval et il doit aller tout droit. Dès lors qu’il dévie, je corrige en bougeant les épaules de 30° en sens inverse et je le laisse repartir droit (enfin c’est l’idée ^^). Au  pas, ça donne rapidement de chouettes résultats sur la rectitude.
  • Nous nous mettons au trot et là… cata. Vulkan est ailleurs (on parlait, du coup il s’est déconnecté), il se creuse, du coup j’interviens trop dans les mains… STOP ! On reprend, et Anne sort la phrase qui m’était nécessaire : « Tu cherches trop à le travailler ». Une petite claque salutaire, car c’est vrai. Je ne supporte pas de le sentir creux, je tiens à ce qu’il s’étende, mais je lui en demande trop pour là où il en est. Et Anne de continuer : « Là, tu n’as pas de trot, il n’avance pas. Commence par avoir du trot avant tout. » C’est exactement ce que je pense et ce que j’avais analysé de la dernière séance montée, elle confirme donc bien mes impressions, avec en plus une remise en ordre des priorités.

En discutant, on finit par savoir le pourquoi du comment : la carrière étant impraticable sur plusieurs zones, je mets moi-même un frein à Vulkan sans le vouloir. Dans cette carrière, je n’arrive jamais à voir de point de fuite enthousiasmant pour avancer, car systématiquement il faut couper le bout, éviter la piste etc etc.Donc rapidement, on appliquera tout ça en extérieur.

  • Et comme Chouchou, une fois de nouveau au trot avec une cavalière qui n’intervient plus, en profite pour faire n’importe quoi (se traverse dans un coin, se couche dans un autre…) c’est le moment d’appliquer les corrections vues au pas et ce sans rupture d’allure ! Et ça porte très vite ses fruits : nous passons le coin où il se traverse systématiquement (même en longe) sans facétie de sa part, il se tient 🙂

Je vois bien l’intérêt psychologique évident qui nous fera un grand bien : Vulkan va devoir augmenter nettement son temps de concentration. Et l’intérêt physique : il doit utiliser son postérieur interne comme appui pour pivoter de 30 ° sans rupture d’allure, donc il va reprendre confiance en son arrière-main et gagner en symétrie.
Quant à moi, ça m’obligera à être plus rigoureuse sur mon dos, jusqu’au sacrum et à me relâcher davantage au trot.

Donc voilà les pistes de travail qui nous attendent, avec en plus …

  • de la musculation : on continue la guêtre lestée de plomb, mais alternativement sur les deux antérieurs désormais. Et ensuite on fera les postérieurs.

Ca va bosser Chouchou !! Mais avant ça, il aura une semaine de repos pour cause de fêtes en famille 😉 Ah… et pas de galop monté pour le moment !

Et petit bonus pour Vulkan, il est étiqueté « cheval intelligent » par Anne ^^

Allez j’en profite pour me lâcher : Chouchou, il est parfait 😛

Et hop, balade aux 3 allures, bonheur

Après la première balade en groupe rebondissante, j’ai ressorti le fauve pour une balade solo, mais sur la même piste que la dernière fois, où j’avais essuyé quelques coups de cul de sale gosse 😛

On part, je fais attention à moi, à être la plus centrée possible, je laisse les rênes, il vole quelques départs au trot, on corrige, on travaille les arrêts à l’assiette. Ok.

Ensuite on arrive (après avoir eu les pétarades de moto-cross à 10 mètres de nous pendant de longues minutes, après avoir eu un copain cheval qui fait le fou dans le pré à 3 mètres de nous et une copine de la balade précédente qui arrive au galop en face… Bref après tout un tas de choses qui auraient pu le perturber mais pas vraiment à part quelques foulées de trottinement et un secouage de crinière)… on arrive donc sur le fameux espace avec la « piste de galop » improvisée.

Chouchou n’est pas fou, il se souvient, donc il chauffe un chouilla. J’en profite pour recaler des arrêts à l’assiette et récompenser à la carotte. On fait trot-pas-trot deux fois et il secoue la crinière à chaque départ au trot. Je dis que ça suffit et il part normalement, je donne donc les rênes. Il vole un départ au galop, on reprend le trot rênes plus ajustées, puis peu à peu, il se cale, je rends petit à petit des rênes et on fait les 3 quarts au trot, je finis par demander un petit galop sur le dernier quart : bien. Transition descendante ok.

Et nous voilà à enchainer un trotting-galopping, on s’engouffre dans des chemins improvisés pour doubler la surface de notre espace de jeu comme une amie cavalière me l’avait conseillé. Chouchou commence à se cadencer au trot et tend son dos, cherche à s’étirer… j’ai un micro contact du bout des doigts pour l’inciter à continuer mais le reste du temps il est rênes longues au trot et rênes semi-longues puis longues au galop. Arrêt à l’assiette du galop du tonnerre… il m’épate ce petit, c’est dingue le frein qu’il a ! Et le bilan : zéro coup de cul 😛 Bien moins frustré quand il n’y a pas de juju chaudasses à côté 😛

Bon, le galop… c’est pas ça. Il est de travers, je pense à une gêne physique. Il a un peu osé développer quand même, mais pas assez pour dire qu’il se sentait vraiment bien.

A force, il a bien transpiré, donc on rentre au pas. Il trottine encore un peu, donc je rectifie, on refait des arrêts à l’assiette mais sur le chemin du retour bizarrement c’est moins bien 😛 Je finis par en récompenser un à la carotte, mon stick tombe, je me dis que c’est parfait, j’en profite pour rentrer à pied après avoir dessanglé. Tu l’as bien mérité mon bouchon !

Voilà, bien fière de lui sur cette sortie, on a beaucoup de choses qui feraient peur à bien des chevaux… il a 4 ans, sans mors, débourré depuis peu (ou plutôt en fin de débourrage)… je serais bien difficile de ne pas être satisfaite !

Demain, c’est séance de shiatsu pour lui, par ma prof Mélanie Vigot. Ca devrait lui faire du bien car je pense qu’il a une sciatique. Mais je vais me faire gronder parce qu’il est trop gros… Enfin, si on peut se faire des trottings et galoppings, il va fondre le gros Chouchou !

1ère balade à plusieurs

Bien malade, très fatiguée, je me suis dit que je ferais bien une petite balade tranquille.

Et puis deux cavalières de la pension partaient faire un tour, donc je les ai accompagnées, en précisant bien que c’était la première balade avec d’autres chevaux pour Vulkan.

Au début, parfait élève : une des juments ne tenait pas le montoir, j’ai donc aidé la cavalière à monter et Vulkan a fait son fier avec deux montoirs parfaits tandis que les copines ne tenaient pas en place lol. Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il a un côté frimeur.

Ensuite, on part au pas, il trottine un peu mais je suis rapidement rênes longues, cool cool. Je fais un test d’indépendance, il prend sur lui mais accepte de rester arrêté en laissant les copines partir. Je félicite et on rattrape au petit trot.

On arrive sur un genre de piste de galop sauvage, autour d’un espace cultivé. C’est très grand, et les juments ont l’habitude d’y galoper. Elles commencent à chauffer sagement et Vulkan se dit qu’il doit bien y avoir quelque chose de top à faire ici ^^

Pour être chouettes avec moi, les filles se contentent d’un trot  sur le tour. Mais les juments savent qu’elles pourraient s’éclater bien davantage, et Vulkan l’a bien compris aussi ! Résultat, je suis sur une balle rebondissante 😛 Coups de cul, foulées de galop volées, secouage de crinière… Je m’applique à ne jamais lui laisser un point d’appui sur le side, à être décontractée dans mon corps même si ma tête est au max de la concentration pour que ça ne vire pas au gros bordel. Au final, même s’il gigote et me réclame par tous les moyens de lui laisser les rênes, il se contient et tout se passe proprement. Bon et puis… finalement, je tiens encore bien en selle, je suis restée à ma place tout ce temps, pas vraiment chahutée.

Les filles auraient bien refait un tour, mais étant déjà bien fébrile avant de monter, je ne me sentais pas la force de recommencer d’emblée. Donc on est rentré au pas, un peu de trottinement encore, un pile pour attraper une pomme tombée au sol (sale gosse ! ) (je ne l’ai tout de même pas laissé faire, faut pas exagérer) et le reste très sage.

Sur la dernière partie j’ai demandé deux petits trots, parfaits. Il était vraiment d’une tonicité sage comme je le rêve.

Du coup c’est décidé, je dois arrêter de négliger l’extérieur, on va en faire tout plein. En plus ça sera un bon moyen d’éviter la carrière.

 

On continue d’affiner le débourrage + 1er saut monté

A part une petit balade au pas à accompagner mon homme et notre fille le 1er sept…

…deux séances montées n’ont pas été filmées :

une qui date du 2 sept, assez physique où Vulkan n’arrivait pas du tout à se concentrer (c’est vraiment difficile dans cette carrière), il portait au vent, faisait des écarts… donc je ne me suis pas fâchée mais il a travaillé jusqu’à ce qu’il se pose… résultat : une séance plutôt dure pour ce qui est du souffle, même si en soi je ne demandais rien de compliqué physiquement. A la fin, pour le laisser marcher sans qu’il se déconcentre de nouveau, j’ai instauré vraiment la jambe isolée et la jambe d’incurvation, au pas.

Le lendemain, papouilles et étirements pour vérifier que ce n’était pas trop raide, mais tout allait bien. Les jours suivants : papouilles et tests divers à pieds et repos pour cause de voitures en panne.

La 2e séance absente du journal date d’hier (7 sept). Il y avait la queue pour le pansage, du coup j’ai demandé à Vulkan quelques pitreries qu’il a fait avec aisance, comme du pas espagnol en lib pendant que je téléphonais… MDR il est rigolo. La partie montée s’est passée avec plusieurs autres chevaux en carrière. Bien sûr il n’était pas parfaitement au travail tout du long, les chevaux partant de la carrière les uns après les autres, mais vraiment pas mal. En plus ça m’a permis de vérifier que j’avais une très bonne direction au galop, pouvant aller où je voulais entre les autres chevaux au travail. Il m’a plu sur cette séance, vraiment. Et j’ai eu les premières cessions à la jambe au pas, qu’il nous faudra évidemment améliorer en régularité, mais j’étais plutôt fière de lui 🙂

Et donc on arrive à la séance du jour. Comme jusque là il avait un mal fou à se concentrer seul en carrière, j’ai travaillé sur des courbes, en essayant d’avoir un contact le plus constant possible (il ne l’est clairement pas encore). Il progresse, mais la carrière étant assez difficile, il essaie aussi de ralentir en proposant de s’enfermer, histoire de « me faire plaisir » en s’économisant.

Oui, mais non.

Donc tout s’est joué dans l’impulsion, évidemment, Vraiment, vraiment pas simple sur un tel sol, je me répète mais le pauvre Chouchou fait ce qu’il peut et il se débrouille bien et courageusement. Bientôt on ira travailler ailleurs, peut être dans une parcelle en herbe, pour l’aider un peu.

Et puis depuis un moment j’ai envie de sauter une barre, sachant que Vulkan a des facilités et surtout qu’il aime ça. Moi… j’aime bien une fois de temps en temps, mais j’ai tellement peu eu l’occasion de sauter ces 8 dernières années que sincèrement j’appréhendais un peu d’avoir un petit cheval qui ne demande qu’à voler. Au final, je me sens tellement en sécurité sur son dos que la chose m’a semblé parfaitement naturelle.

Durant la détente à pied, je lui avais fait passer le petit vertical au trot aux deux mains. Il savait donc ce qui l’attendait quand, après avoir raccourci mes étriers, je l’ai envoyé au trot en le prévenant à plusieurs reprises « hop! ». Et je l’ai senti prendre plus de train, tout content. Il s’est appliqué (pas forcément facile de sauter pour la première fois avec un humain comme sac à dos) et a géré comme un chef.

Très fière de lui et ravie de ne pas avoir eu l’once d’une appréhension. On sautera tous les deux, c’est certain.

Et pour finir, un tout début d’extension d’encolure, à son initiative.

saut1

saut2

saut3

Séances bac à sable

001

002

Ces temps-ci, Vulkan travaille pas mal en carrière, monté. Une série de quelques séances pour mettre en place le contact mais aussi pour nous apprendre mutuellement dans le travail monté.

Nous n’avons clairement pas les conditions idéales pour un jeune cheval (ou au contraire le sont-elles ? ) : une carrière tout juste refaite avec une piste profonde et un centre dur… un poulain shetland qui joue au cabri dans une parcelle à côté, de jeunes chiens qui jouent dans les haies, des cyclistes qui passent derrière une haie pas loin du tout (donc du bruit difficilement identifiable), des copains chevaux qui entrent et / ou partent de la carrière… Et même ce soir un cheval qui travaillait la montée en van pas loin non plus, bien visible donc… bien distrayant.

Et bien oui, malgré tout, ce fut une très bonne séance. Chouchou progresse continuellement, de séance en séance… je suis ravie !

Bien sûr, il était distrait par moments, pour toutes les raisons pré citées, mais il a aussi beaucoup donné et commence manifestement à trouver que se tendre est drôlement confortable ! S’il a le déclic alors on aura presque tout gagné 😀

Je commence par une détente à pied à ma manière : assouplissements divers et variés et connexion, Vulkan était top 🙂

On a vu pas mal de choses différentes, j’essayais de garder son intérêt. Donc les arrêts à l’assiette (et quand il se focalisait sur qqch, je devais mettre un chouilla de mains), le reculer presque à l’assiette, je dois encore préciser mais l’objectif est de se passer des mains. Parfois il dévie, mais c’est à moi de mieux me centrer, donc j’essaie de travailler sur moi-même !

Cessions à la jambe d’incurvation : il donne un déplacement latéral, je le laisse chercher, essaie d’obtenir qu’il se tienne tout seul ou presque… pas mal ! A la jambe droite il est moins réactif, donc j’ai tendance à me tordre : à corriger !

Travail sur une barre au sol : pas de souci majeur. J’ai essayé de passer une croix (près de l’appareil, donc pas visible que le film), il s’est inquiété, donc j’ai calmé le jeu en l’enjambant simplement au pas, on reverra ça plus tard.

Et travail au trot sur le contact, ça commence à ressembler à quelque chose ! Il est plus constant, plus volontaire… j’aime 🙂

Première fois avec une autre cavalière

Aujourd’hui, première séance montée avec une autre cavalière. Pour le plaisir, mais aussi pour « tester » un peu Vulkan, voir comment il se comporte avec quelqu’un d’autre.

Il a été parfait, faisant évidemment ce qu’il sait faire, mais le faisant bien.

Laetitia a pu évoluer aux trois allures, se faire un petit peu plaisir 🙂 Restera à continuer le travail sur le contact entrepris ces derniers temps, mais ce n’était pas le sujet de cette séance (la 13e montée, pour voir l’ensemble des séances, cliquez sur Débourrage).

9e séance montée, premiers galops à la demande

Une séance un peu étrange car Vulkan a des quintes de toux… il a le moral, se déplace bien, mais tousse régulièrement pendant le travail, surtout au trot. J’ai donc fait une séance courte, tout en en profitant (il était très disponible), pour instaurer les premières demandes de galop monté.

Première observation du jour : il ose trotter réellement sous moi, il avance ! C’est déjà une très bonne chose. Je ne dirais pas qu’il me porte réellement encore, mais au moins il se porte très volontiers en avant.

Ca n’empêche que j’ai un frein impressionnant, il pile dès que je lui demande un arrêt… ce qui me fait parfois basculer plus en avant que prévu ^^

Il est super court par rapport à Fakir, j’ai toujours l’impression d’être dans ses oreilles en un clin d’œil. Ca me fait drôle !

Pour le galop en lui-même, la vidéo ne montre que la toute première foulée, à main droite. J’ai mis en ralenti car sinon on ne voit presque rien ^^ Comme on peut le voir, il repasse très vite à l’arrêt, où j’ai récompensé.

J’ai redemandé par la suite au même endroit, il a levé les fesses. Donc j’ai dit non, petit coup de stick sur la fesse (léger, juste pour faire comprendre que ce n’est pas une habitude à prendre) et, ayant un doute sur la raison du coup de cul, j’ai préféré enchainer à l’autre main.

A main gauche, je me suis vraiment fait plaisir ! Les 3 premières foulées étaient hésitantes, je l’ai encouragé et là il s’est délié, manifestement bien content de pouvoir se le permettre ! Il est d’un confort hallucinant. Même si j’étais en équilibre, j’ai pu constater que je sentais à peine les impacts sur le sol… un régal. Je suis descendue, fin de séance sur ces belles foulées.

Concernant les problèmes à main droite, ça s’est confirmé le lendemain : il est gêné physiquement.