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Cours équitation centrée (2)

Par une matinée de pluie diluvienne, je me rends chez Agathe pour notre séance.

On commence par travailler à l’abri, pendant que la gentille Nena patiente à l’attache, au sec.

D’abord un peu de centrage, travail avec des exercices de TaI Chi. Puis Agathe place un gros bidon sur un banc, dans le même axe que celui-ci. Un marche-pied, je grimpe, on enlève le marche-pied et à moi de tenir l’équilibre sur le bidon. Au début, Agathe tient le bidon, puis peu à peu j’arrive à descendre dans mon centre et à gérer l’équilibre, je n’ai plus besoin d’elle pendant plusieurs séquences de quelques secondes. Là, d’un coup, je lâche et me sens fatiguée. La concentration est telle que je m’épuise très vite. On reprend, j’y arrive mieux et plus aisément. On change de bidon, même exercice avec un petit bidon métallique : là je suis plus à l’aise et tiens facilement. Sans doute encore une preuve que mon bassin étroit a du mal avec une monture large…

Ensuite, on discute (beaucoup) et à cheval !

Travail sur les variations d’amplitude avec le travail du bassin. J’ai toujours plus de facilité pour diminuer l’amplitude que pour l’augmenter. Deux causes : la jument est aussi plus à l’aise pour faire des petites foulées que des grandes, et j’ai beaucoup plus travaillé moi-même sur les transitions descendantes à l’assiette, refusant d’agir dans les mains pour ce faire.

Travail sur des tournants à 90° avec l’élan des épaules. Dans un premier temps : arrêt à l’assiette du pas. Puis je me contente d’envoyer fort et librement mes épaules dans la direction voulue, sans me préoccuper du reste et la jument doit pivoter légèrement. On décrit un escargot anguleux. Mon souci : trop de transfert de poids du corps vers l’arrière, je ne reste pas centrée, tant dans l’arrêt que dans le pivot sur les hanches. Mais globalement la jument répond bien. Pour l’arrêt ça me perturbe un peu, car j’ai éduqué un bon nombre e chevaux maintenant à s’arrêter à l’assiette et je me rends compte que pour autant, ma manière n’est peut être pas la meilleure. A voir, tester, expérimenter…

Même exercice avec un pivot sur les épaules. Mon problème : j’ai tendance, et ce n’est pas un scoop mais ce n’est toujours pas corrigé à tous les coups, à partir du genou pour chasser les hanches au lieu d’agir à partir de la hanche. Dès que je fais les choses correctement, Nena se prête volontiers au jeu. Je le savais, mais ça va toujours mieux en le corrigeant 😛

Bref encore des idées d’exercices à reproduire et une enseignante toujours aussi sympathique.

Equitation centrée (1)

Après un premier stage très sympathique avec Agathe et Mike, axé essentiellement sur les bases de Sally Swift à pied associées à des exercices de Taï Chi, j’ai décidé de prendre des cours avec Agathe.

Agathe, c’est une femme adorable, ouverte, passionnée et douce. Bref, la prof idéale. J’ai monté Nena ce matin, petite croisée ibérique très ronde et très raide car reprenant tout juste le travail.

Déjà pas simple de se centre soi-même, alors se centrer sur un cheval en perpétuelle contre-incurvation, aux trois allures, bonjour ^^

Mais prenons les choses dans l’ordre :

  1. Moi :
    Mon point noir, depuis que j’ai compris ce qu’est le contact et que j’ai progressé dans mes mains il y a 4-5 ans, ce sont mes jambes. Une cheville droite cassée et remise de travers (comprendre franchement orientée vers l’extérieur, en appui sur l’extérieur du pied), une sciatique qui en est sûrement la conséquence et tout un lot de compensations jusqu’à l’épaule gauche, sont mon lot quotidien.Ajoutons à ça mon incapacité jusqu’alors à agir dans mon bas de jambe sans remonter et crisper la jambe, ouvrant par-là même ma hanche, donc mon pied… ce qui donne dans ces conditions : à gauche un pied ouvert et à droite (la cheville étant déjà déviée au repos) carrément un pied perpendiculaire au cheval. Bref, un truc affreux.

    Hier j’ai été vue en shiatsu, comme Vulkan. Mes sciatiques et mon épaule gauche ont été vus, entre autres choses. Je mets donc toutes les chances de mon côté pour réussir à corriger ma posture.
    Et à propos de posture : je penche à droite et en arrière, chose déjà perçue sur la balance board de la WII, qui situe le centre de gravité. Et plus que ça, j’en développe des excroissances cartilagineuses : une sur une côte à droite près du sternum et une à hauteur de la 5e lombaire à droite aussi. Comment ça, il est temps de faire quelque chose ? Et oui, déjà pas droite avant, la grossesse et le bébé dans les bras après n’ont rien arrangé.

  2. Nena :
    Petite jument compacte, raide, qui rame avec son postérieur gauche et qui a des contractures à l’épaule gauche. Elle est pourtant très volontaire et se donne volontiers une fois bien détendue. Suivie en ostéo, elle paie malheureusement les suites d’un poulinage qui s’est mal passé. Très tendre, un peu chipie, une bonne petite jument d’école, en tout cas elle le sera de plus en plus en reprenant des assouplissements régulièrement.
  3. Première partie de la séance :
    A pied, travail sur les bases de Sally Swift, surtout la respiration ventrale et le regard doux.
  4. Seconde partie :
    Je détends la jument aux trois allures et Agathe observe. On est sur la même longueur d’ondes en ce qui concerne l’organisation de la détente, mais moi je découvre les raideurs de Nena, surtout lors du premier galop à droite. Mais là n’est pas le sujet, je laisse la jument se dérouiller dans de belles longueurs de galop et on revient au pas voir Agathe, qui m’avait fait doubler plusieurs fois dans la largeur et dans la longueur pour m’observer. Bilan : j’ai tout mon poids dans ma jambe droite, quasiment rien dans la jambe gauche. Au regard de mon déséquilibre physique, je ne suis pas surprise. A moi donc de siphonner une jambe pour alimenter l’autre… facile à dire… moins facile à faire, mais je m’applique.
  5. Troisième partie :
    Utiliser les ischions pour gérer l’amplitude des foulées des postérieurs. Ah, je n’avais jamais visualisé comme ça la chose. Et nous voilà, Nena et moi, raccourcissant les foulées dans les largeurs et les allongeant dans les longueurs. La louloute m’aide un peu car elle a vite compris 😛 Bilan : j’arrive très bien à ralentir (normal, les transitions descendantes à l’assiette, je les travaille énormément, donc c’est assez instinctif pour moi), beaucoup moins bien à développer l’allure. Mais attention, quand je dis ça, ça signifie demander à une jument sur les épaules d’engager les postérieurs et pas juste aller gagner plus de terrain avec les antérieurs, ce qui serait trop facile :PDonc même si j’ai quelques résultats, ça n’est ni assez franc, ni assez efficace : à travailler ! 
  6. Quatrième partie :
    Gros travail sur mes jambes (enfin ! je suis ravie ! ) : arriver à descendre mes jambes, à lâcher prise aux trois allures, en respirant par le ventre, en corrigeant ma cambrure, en empilant les fameux cubes, en rentrant les pointes de pied, en déverrouillant l’épaule gauche, en mettant tous les doigts sur les rênes et mains bien parallèles, et ce sur jument contre-incurvée. Bref, des choses ardues mais aussi des détails tout simples auxquels je ne fais plus attention depuis longtemps, à tort.Le cas de figure flagrant : départ au galop. J’ai TOUJOURS remonté ma fichue jambe intérieure en mettant mon pied en canard pour demander le départ. Il a bien fallu parvenir à me dépêtrer de ce réflexe atroce. Et j’y suis arrivée. Résultat, une jument qui donne un joli départ au galop à droite, son côté difficile, en venant bien de derrière et en avançant super bien derrière, beaucoup plus équilibrer. Bien sûr, tout n’est pas dans ma jambe, il y a tout le reste du travail qui paie et le fait que la jument se soit mis en route. Mais le résultat est palpable.

Fin de séance.

Vraiment une nouvelle sensation dans les jambes, l’impression d’avoir réussi à lâcher mon bas de jambe sans qu’il soit inactif (héhé).

C’était super, vraiment. Enfin une prof qui me correspond pleinement, qui corrige les défauts en laissant de l’autonomie, qui fait vraiment travailler le cavalier avant le cheval.

Vivement la prochaine 😀

Apporter un peu d’inconnu

Vulkan est quasiment débourré, il évolue aux 3 allures, est sage en carrière comme en extérieur, il a fait ses premiers sauts montés, il connait quelques effets de rênes et de jambes,…

Bien sûr il est loin d’être « au travail », d’avoir une attitude juste plus de quelques foulées à la fois, mais il a les bases pour continuer sa progression.

Du coup, j’en profite pour lui faire connaître d’autres cavaliers, et aussi un environnement différent.

Amélie est passée à la pension et en a profité pour bidouiller un peu en liberté avec Chouchou. Il hésite un peu plus que si c’est moi, mais il s’y met.  J’ai fait la détente montée et ensuite c’est Amélie qui s’est mise en selle. Encore une fois, Vulkan a été sage. Il a tout de même volé quelques départs au galop, un peu par préférence physique (il est un peu mal à l’aise à main gauche et préfère être au galop à droite (donc à faux) que de trotter à main gauche), mais il part tellement doucement dans son galop, tout équilibré et cadencé, qu’on n’a presque pas envie de le corriger ^^

Bref, Chouchou est un grand bébé encore, mais il s’adapte bien au changement de cavalier (il a eu 3 cavalières en plus de moi pour le moment, c’est bien suffisant ! ). Et… on n’a presque plus d’arrêt intempestif ! Ca, c’est un sacré progrès, mais la prochaine étape c’est « plus du tout d’arrêt intempestif » 😛

Et puis j’ai emmené, grâce à Nadia qui a fait le transport, mon fidèle Chouchou à un stage d’équitation centrée.

Idéal pour une première sortie : accueil dans un paddock avec un copain à côté, bien clôturé (ça vaut mieux), où Vulkan a pu se détendre après la route et avant de commencer le stage.

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En plus de ça, on a passé une heure et demie à pied pour à peu près une heure à cheval, uniquement à l’arrêt et au pas. Ca va, pas vraiment intensif pour lui ! ^^

Il s’est quand même montré un peu impatient à l’arrêt, se demandant pourquoi on ne bougeait pas et intrigué par un copain invisible qui appelait. Mais une carrière inconnue, des chevaux inconnus, tantôt moi tantôt Amélie sur son dos… il n’a pas fait de bêtise et n’a pas cherché à aller dire bonjour à tout le monde. Bon par contre, il a repris ses habitudes de bébé à me papouiller partout du nez pour se réconforter ^^

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Ensuite, retour dans son paddock, puis le copain s’en va et disparait de sa vue, provoquant un petit moment de stress, d’appels… je suis allée près de lui, vérifier qu’il n’allait pas sauter les clôtures tout de même, puis il s’est calmé gentiment.

Que dire sur le stage lui-même ? C’était vraiment très bienfaisant… et je ne compte pas m’arrêter là. Respiration ventrale, élargissement du champ visuel, correction de sa posture à pied, à cheval, conscience, vigilance…

L’autre satisfaction, même si on avait travaillé la montée en van, c’est qu’il est monté comme une lettre à la poste à l’aller et au retour. Et il a très bien voyagé. Ce n’est pas rien, en tout cas pour moi ! Fakir ayant toujours été délicat à transporter, je suis infiniment plus sereine avec Vulkan.

Voilà pour les petites nouveautés apportées dans sa vie !

Ah et Monsieur Chouchou a accepté d’être toisé, avec la toise d’Agathe, notre hôtesse 🙂 Il mesure donc 1m54 à 4 ans, c’est officiel ^^