Archives du mot-clé travail monté

Début des appuyers

Changement de selle hier, j’ai récupéré ma selle de dressage, trop étroite pour les rondeurs du printemps de Vulkan. Mais là il a pas mal perdu, donc je retente.

Résultat, ça va, manque encore un chouilla d’ouverture devant mais les matelassures ne sont pas du tout tassées non plus.

Au pas, ça va bien, au trot je trouvais qu’il se retenait davantage en début de séance, et au galop lui est comme d’habitude par contre moi c’est totalement différent. Je suis infiniment plus stable et fixe, sans être coincée mais je suis collée à Vulkan alors qu’avec la mixte je me balade dans ma selle… Donc pour ça c’est vraiment validé.

Le seul bémol c’est la longueur des taquets, qui m’empêche de sentir Vulkan avec mes mollets. Il va donc falloir encore affiner la réponse aux jambes si je ne veux pas devoir sans cesse le toucher du talon ou de l’éperon pour effectuer une demande de hanches.

Le gros gros point positif de cette séance est l’amélioration de la connexion de la rêne à la hanche. Ca devient vraiment facile passé les 5 premières minutes d’assouplissements. Tellement facile, qu’une fois les hanches mobiles et disponibles, j’ai tenté d’inverser le pli pour demander quelques pas d’appuyer tête au mur. Ca ne pose pas de souci particulier, je dois juste faire attention à rester centrée. Vulkan était vraiment appliqué et disponible, c’était top 🙂

Le travail au trot a été plus laborieux, il sortait de la main au départ surtout par manque d’impulsion. Donc hop, mobilisation des postérieurs au trot et plusieurs départs au galop jusqu’à ce que ô miracle, mon petit cheval soit tendu et rond en ligne droite, puis hop petite cession, puis hop on se balade comme ça dans la carrière, on bidouille, et il est avec moi.

Travail au galop super agréable à droite, avec une fixité pas ressentie depuis … fiou !! tout ça au moins ! Et à main gauche encore quelques difficultés. Mais ça ne dure pas et il vient bien après deux cercles à peu près. On a aussi allongé sur les longueurs, je tenais à conserver le contact constant dans ces allongements, pas si simple mais on y est arrivé et il en voulait, le dos bien là-haut 🙂

Voilà… séance moins intensive que d’autres auparavant, mais des petites nouveautés surtout sur la précision du placement des postérieurs.

On avance… 🙂

Publicités

Entre douceur précise et intensité

Deux nouvelles séances à 48h l’une de l’autre :

  • une basée sur du travail au pas, Vulkan avait une super impulsion donc j’en ai profité. Comme j’observe que quand je demande aux hanches de se décaler vers la droite il croise beaucoup de postérieur gauche mais sans l’avancer et sans monter le dos à gauche, donc qu’il ne pousse pas du tout avec ce postérieur, je change de technique pour replacer ce fameux pilier.
    J’opte pour des cessions à la jambe, me permettant d’avancer suffisamment dans l’exercice, et d’appeler le postérieur gauche bien dans l’axe mais en AVANT.
    Super séance, où j’ai alterné reculer et cessions, dans un pas cadencé, tonique mais précis… Au pas j’ai plus de temps pour soigner ma position et j’étais véritablement au-dessus de mes pieds. Un vrai moment de douceur précise avec mon petit cheval, on s’est fait plaisir tous les deux !
  • une beaucoup plus intense : 3 allures, grosse chaleur, petite combinaison de barres en fin de détente… Vulkan progresse, il est concentré, il se donne, enfin. Il a davantage transpiré que les autres fois, ceci à cause de deux facteurs. Le premier : la chaleur. Le second : j’ai été très très scrupuleuse sur la conservation du contact franc et constant sur les deux rênes. Je n’ai pas autorisé sa manie de s’étirer d’un coup, en plongeant vers le bas, que j’accompagnais jusqu’alors. Cette fois, non. Ok pour varier les hauteurs d’encolure, pour aller vers l’avant, mais pas vers le bas. Et dans tous les cas avec un vrai contact constant.
    Je note qu’en descendant son dos était bien plus rempli qu’après les dernières séances, qui ont quant-à-elles permis de développer l’arrière-main et les abdos.

Bilan : on va assembler petit à petit toutes les pièces du puzzle !

J’ai toujours eu beaucoup de mal avec la notion qu’on « construit » un cheval par la main. L’arrière-main étant biomécaniquement le moteur sain et efficace de la locomotion d’un cheval.
Le fait est que malgré son apparence assez « remplie », Vulkan n’est pas du tout suffisamment musclé. Donc on ne peut s’attendre à ce qu’il se déplace correctement sans entrer dans une démarche de rééducation musculaire.Cette démarche nécessite plusieurs étapes, toutes importantes : la mise en avant (le moteur venant de l’arrière-main), la mobilisation des postérieurs… et le contrôle des épaules (vers la rectitude). Pour tout ceci, il faut que le contact soit établi, permette au cheval de se livrer en confiance et avoir un guide fiable pour oser faire les efforts que le réveil musculaire impose.

Si le moteur est bien à l’arrière, il semble nécessaire de considérer que la main a un rôle primordial à jouer dans la « construction » de la musculature d’un cheval.

On se passera de la main quand les muscles seront là, suffisamment efficaces pour soutenir le cheval et son cavalier, en équilibre.

Valavala.

Intégrer de la gymnastique sur les barres

Ces jours-ci j’augmente la difficulté sur les barres en fin de détente.

Avant-hier j’avais remplacé notre habituel saut de puce de cavalettis par un petit vertical avec un pied assez large. Il l’a passé en montant très fort le dos, à tel point que je me suis fait surprendre. Bon… mon absence de pratique de l’obstacle durant ces… hum… je ne sais combien d’années (!!) n’aide pas. Mais tout de même, il s’articule vraiment et pousse fort, ça fait plaisir 🙂

Aujourd’hui, la fin de détente avait la forme d’une ligne de trois obstacles : une croix, un petit vertical et un cavaletti, espacés d’une foulée chaque fois.

A main gauche super propre, à main droite (à laquelle il galope en s’effondrant davantage), bien moins franc et fluide. Pas grave, j’ai aussi pas mal à bosser sur ma manière d’accompagner ce type d’exercice. Mais quand lui fait nickel, bizarrement, ça me semble facile 😛

Ensuite travail sur le plat, avec peu de motivation aujourd’hui, il faisait lourd et il était peut-être un peu courbatu de la séance 48h auparavant. Par contre il s’allège vraiment dans sa réponse à la jambe pour bouger ses hanches. Même au galop.

Reste un souci, qu’on voit d’ailleurs sur la vidéo du cours avec Aurélie, c’est qu’en fonctionnant ainsi il se désengage plus qu’il n’engage à main gauche. D’où mon souhait de bien soigner l’approche par la connexion de la rêne à la hanche, même si c’est plus dur, que ça prend plus facilement sur l’impulsion et que des fois… je ne sais plus où est mon tracé ^^ Oui, shame on me.

En tout cas j’observe que mon petit cheval a la ligne, qu’il développe son ptit cul et qu’il a le ventre gainé ! Pour le dos, ce n’est pas encore flagrant mais ça devrait suivre 🙂

Quand on a un cheval qui ne compense pas comme les autres…

Ces derniers jours on continue notre progression vers la rectitude, toujours en partant de loin, mais nous avançons c’est indéniable.

Dans l’ordre :

  • détente aux trois allure avec pour seul impératif le mouvement en avant. Vulkan prend peu à peu ses aises et développe son galop, chose quasi impossible en carrière ou seulement par instants auparavant. Là c’est bon, il attaque les longueurs, il prend plaisir 🙂 Le trot actif c’est plus compliqué, il vole régulièrement quelques départs au galop. Le pas c’est pas mal du tout.
    A la fin de cette détente on passe un saut de puce aux deux mains, pour être sûre qu’il est disposé à s’employer.
  • très longuement au pas, puis un peu au trot : stabilisation du postérieur gauche sous la masse par un travail sur la connexion de la rêne gauche à la hanche gauche. Cet exercice répond très bien au besoin de replacer le postérieur gauche (qui se pose à l’extérieur normalement). Mais  Vulkan n’étant ni vraiment droitier ni vraiment gaucher, ce travail ne permet pas de régler les soucis de l’avant-main.
    Je m’explique : sur un cheval droitier, comme on pourrait imaginer Vulkan si on s’en tient au fait qu’il laisse son postérieur gauche à gauche et qu’il charge donc son épaule droite, c’est la rêne gauche qui devrait tout le temps se détendre, il devrait donner plus de pli à gauche naturellement. Le cheval se place en « demi-lune ».
    Mais ce n’est pas du tout le cas. Vulkan tend sa rêne gauche et j’ai tout le maaaaal du monde à conserver un contact à droite, et ce aux deux mains.
    La connexion de la rêne à la hanche a l’avantage d’insister sur le contact sur la rêne du côté où le postérieur ne vient pas sous la masse.
    Ici, pour me petit cheval handicapé (bah oui quand-même), on est du coup sur un travail à gauche qui lui permet de placer son postérieur, préalable indispensable, mais également un travail à droite pour retrouver le contact sur la rêne droite. Mais en travaillant la connexion de la rêne droite à la hanche droite, je prends le risque que le postérieur gauche reparte bien à gauche.
    Il me faut donc alterner soigneusement les deux et d’une manière générale, garder un contact sur les deux rênes.
  • au pas puis au trot : sur un cercle, on chasse les hanches vers l’extérieur en réponse à la jambe interne. Pas simple encore, surtout pour la conservation de l’impulsion. A main droite, on rétrécit plutôt le cercle par les épaules qu’on ne chasse les hanches à l’extérieur. Je dois y veiller tout particulièrement. Cela vient toujours du fait d’une absence de contact sur la rêne droite…
  • au galop : recherche d’un départ avec engagement du postérieur interne sous la masse, puis c’est moi seule qui travaille : rester à ma place, au milieu de mon cheval, relâcher mon bas du corps, m’asseoir profondément… il y a du boulot !
    A main gauche, on a réussi quand Vulkan tient son cercle tandis que mes deux mains sont près de mon centre, à égale distance de l’encolure.

Voici donc le plan de nos séances « sérieuses » en ce moment.

Chaque fois qu’il se raidit, se retient ou que je perds simplement son dos, au lieu de râler ou de repasser au pas comme avant, j’opte désormais pour le mettre au galop afin qu’il détende son dos dans l’impulsion et avec gaieté. Travailler sérieusement ok, mais je dois veiller à ne pas l’ennuyer.

Séance à cru du 18.07

La chaleur se fait sentir, et même de bonne heure il valait mieux être en short qu’en pantalon ! Donc hop à cru, la sangle en moins pour Vulkan, mes ischions en plus… je ne sais ce qu’il préfère.

En tout cas ça m’a permis de bien sentir les mouvements de son dos et de rester beaucoup plus au milieu de lui puisque l’absence d’étriers m’évite d’avoir un plancher virtuel. Aucun souci, je ne me retrouvais jamais ni à gauche ni à droite, toujours au milieu. Mais, sinon ça serait trop facile, ça ne m’empêchait pas d’être « basculée » sur une fesse ou l’autre. En général, la fesse gauche puisque Vulkan peine à prendre appui sur ce fichu postérieur gauche.

Sur la vidéo on voit nos écueils et quelques moments corrects (mais perfectibles) et le petit bout de la fin portait sur une attention toute particulière pour l’absence de pli dans l’exercice. L’angle sous lequel nous apparaissons à la camera me permet de valider mon ressenti : on n’avait pas de pli, et le postérieur passe bien 🙂 Dire que j’aime l’action de mes mains par contre… hum.

Dans cet exercice j’ai tout de même l’impression de lutter contre lui. Il fait des efforts, mais il ne parvient pas à devenir léger. Et si Vulkan n’est pas léger… c’est qu’il galère physiquement.

J’ai repris ma lecture du livre de Pierre Beaupère Equilibre et Rectitude, et nous avons nos réponses. J’ai souvent eu du mal à savoir si Vulkan etait droitier ou gaucher… Il a bien son postérieur gauche plus faible, il a bien tendance à s’échapper sur l’épaule droite, mais il tend plutôt sa rêne gauche à main gauche, or un droitier (comme présenté jusque là) tendrait plutôt la rêne droite en donnant du pli à gauche.

Vulkan, non. Il a le postérieur gauche à gauche, un transfert de poids sur l’épaule droite et l’encolure à droite. A main gauche il n’est pas facile du tout de conserver du contact dans la rêne droite, j’ai toujours la sensation qu’il raccourcit son encolure et que je dois raccourcir mes rênes. J’ai d’ailleurs régulièrement la rêne droite plus courte que la gauche avec la sensation que sans ça je garde mon cheval pendu à ma rêne gauche… espérant de tout cœur repasser à main droite.

Bref, mon ptit cheval n’engage aucun des deux postérieurs et est globalement sur les épaules. Mais il est tout de même dans un schéma quasi-complet de droitier.

Pierre Beaupère conseille exactement comme Pierre Guilbaud de travailler en premier lieu sur la rééducation de l’utilisation des postérieurs. Et pour cela, apprendre au cheval à fixer son postérieur gauche (pour un droitier) sous la masse. Ne plus laisser poser son postérieur gauche à gauche. Jusqu’ici ok, on retrouve donc les exercices que nous faisons en ce moment (bien que du coup l’intérêt à droite est limité puisqu’en chassant les hanches vers la gauche j’envoie le postérieur gauche où il ne doit surtout pas être…).

Et Pierre B. propose de fonctionner plutôt en contre-épaule en dedans à main droite, en faisant une connexion de la rêne à la hanche à gauche.
Donc conserver un contact franc dans la rêne intérieure (gauche) en rêne d’ouverture, pour obliger le postérieur gauche à venir se placer dessous pour soutenir le cheval.

Cet exercice peut surcharger l’épaule droite déjà en surcharge, mais tant qu’on n’a pas de support solide dans les postérieurs on ne pourra pas reculer le centre de gravité du cheval pour libérer les épaules.

Je pense donc utiliser cet exercice ensuite pour ne plus être « contre » Vulkan mais le laisse de lui-même prendre son équilibre dans cette contre-épaule en dedans.

En réalité, tous ces exercices nous les pratiquions déjà… mais pas avec la rigueur nécessaire à une rééducation 😉

Séance avec Aurélie 14.07.16

vulkan 14.07.16

J’ai pris un cours avec Aurélie pour poursuivre le travail amorcé durant le stage avec Pierre Guilbaud sur la disponibilité des postérieurs.

Un bon moment, globalement Vulkan répond de mieux en mieux et on gagne en régularité.

Restent les soucis à main gauche :

  • trop de pli
  • mon assiette plonge à gauche
  • mes mains ne sont pas du tout à la même hauteur ni à la même distance de l’encolure
  • Vulkan a tendance à reculer dans l’exercice à cette main

Aux deux mains :

  • mon genou qui remonte quand j’agis dans ma jambe intérieure
  • ma jambe extérieure qui se décolle quand j’agis avec la jambe intérieure

Bref, on a du travail 🙂
Mais Vulkan est prêt dans son corps comme dans sa tête, donc nous allons avancer tranquillement !

Remettre les doigts dans la prise…

Le temps passe, les épreuves se succèdent et vient enfin l’accalmie 🙂

Vulkan a 7 ans cette année, il a le moral, il est plutôt bien dans son physique et je me remets moi-même petit à petit après ma dernière grossesse et quelques déboires de santé qui ont suivi.

C’est justement dans cet heureux timing qu’est arrivé Pierre Guilbaud, enseignant, pour nous donner une journée de stage sous forme de cours particuliers.

Vulkan et moi avons pris deux cours, qui ont été révélateurs des étapes manquées, du lien que je ne trouvais pas entre le débourrage « à ma façon » et la suite vers un travail de qualité, tout en prenant en compte l’éloignement des postérieurs de Vulkan durant l’année de ses 5 ans.

Pas facile d’avoir du recul sur la conformation de son cheval quand on l’a sous les yeux tous les jours, qu’il est en croissance… C’est l’époque où il a été en rééducation kiné, où il a changé de pension au profit d’un meilleur sol mais d’une moins bonne atmosphère, où il s’est coincé dans un box à la suite de quoi il a totalement perdu confiance en ses postérieurs.

Depuis, même si je lui ai redonné confiance en son arrière-main sur des cavalettis etc jusqu’à ce qu’il ose de nouveau sauter, reprendre des « longues » et se cabrer, j’ai pêché par ignorance pour faire ce que Pierre nomme bien « le raccourcir par l’arrière ».

Et oui, avec un petit cheval aux postérieurs sortis du cadre et qui n’engage pas au trot, le raccourcir par l’arrière semble la solution idéale. Encore faut-il savoir comment s’y prendre !

Pour le moment, il s’agit déjà de renforcer sa réponse à la jambe pour appeler le postérieur interne sous lui. Nous avons travaillé là-dessus, dans une cadence lente. La cadence, la musique même… au pas et au trot, voire au galop, Pierre nous a envoyé quelques brèves petites indications dans cette voie et je suis sûre que dans le futur nous approfondirons ces notions.

Dans l’idée, imposer la cadence du pas par la bascule du bassin et la cadence du trot enlevé par l’ouverture et la fermeture des genoux. Caler deux temps de trot dans un temps de pas.

Une cadence lente mais avec l’énergie de l’allure supérieure contenue dans l’allure actuelle. Bref, l’impulsion dans la lenteur… la mise en place des bases pour le futur rassembler. Sur une carrière en dévers assez prononcé, c’était tout sauf évident pour chacun de participants ^^

Dire que j’ai moi-même du travail à faire tant sur ma position que sur l’indépendance de mes aides est une évidence… mes jambes et moi n’étions déjà pas en totale harmonie du temps de Fakir, alors depuis bébé 2 et avec extrêmement peu de pratique montée ces dernières années ça ne va pas en s’arrangeant ! Au boulot l’humaine ! 😀

Quelques images des séances :

Ce diaporama nécessite JavaScript.